Ce matin petite fille prodige poussait une caisse en plastique, grand garçon prodige décida de se mettre dedans pour se faire pousser par sa soeur.
Malheureusement pour lui elle n'en a pas la force. Mais ça ne l'empêchait de dire à sa soeur: "Tu me pousses Lulu ? Tu me pousses Lulu ?".
19 avril 2009
12 avril 2009
Le Créateur
J'ai mal, chaque dot de mon corps est douloureux, chaque nerf reçoit multitude de stimuli, chaque pore de ma peau vibre. Mes yeux fixes depuis trop longtemps ne savent plus cligner, je suis entrée dans l'œuvre et depuis... Je vibre, j'ai mal.
Il m'a déposée avec lui sur le bord d'une ligne droite coupant son espace en deux. Me prenant par la main Il m'a menée le long de ses courbes agressives et lestes se coupant et recoupant. Avec ses rouges qui me transpercent, ses mélanges carmins aux couleurs de mon sang, ses convexes et concaves qui remontent à mon cœur, qui l'emballent et m'essoufflent, Il m'a laissée pantelante dans un coin. Le silence régnant autour de moi, effrayant et glacial aurait pu être un sanctuaire... mais au dessus de moi le pourpre se teinte de l'humeur du créateur et durant un moment j'espère qu'Il ne peut pas me haïr à ce point et que ce n'est qu'une passade de son humeur. Mais je me rends compte que je ne sais plus ce que veux dire espérer, que ce concept est pour moi une bulle vide.
Il m'a prise par la main avec ses bleus, m'a montré qu'il pouvait aussi être doux, il a apaisé mes blessures, a calmé mon cœur, les bleus se sont mélangés dans mon regard, baignant mon cristallin d'une illusoire paix. Il m'a bercée dans ses ondulations longues et fugaces, rythmant notre relation soudain maternelle. De loin en loin la fugitive vision de ses rappels rubiconds me mettait mal à l'aise, mais il a su alléger mon cœur au bord d'un lac bleu nuit. Mes yeux se perdant aux limites de Son monde, j'observais ces formes informes, cet indescriptible amas de bleus, cachant sous sa couverture d'orage trop de nuances pour que je puisse les appréhender rendant mouvante cette mer de la tranquillité.
Il m'a surprise d'une violente lame jaune sortant de son océan de nuit, me bousculant et mettant à mal mon précaire équilibre, et mon calme retrouvé de peu. Il m'a repris ce qu'il venait de me donner d'une légère tension du poignet, m'a poussée au bord d'un soleil brûlant qui ne me réchauffait pas. Ma peau pourtant souffrait et me semblait craquelée de chaleur. Il m'a amenée si haut que mon cœur a cédé à la pression. Un soleil froid, quelle incongruité. Il m'envahit. J'aimerais garder au cœur de ma prunelle un souvenir de bleu, mais cet ocre ravageur ne me laisse aucun espoir. Si le ciel doit avoir une fin alors je la connais, je l'ai touchée du bout des doigts, avant de retomber.
Jetée à terre par tant de violence, je me suis refermée sur moi-même, essayant de laisser la douleur me traverser sans la ressentir, atteindre ce point de lâcher prise qui me protègera de mes propres sensations, de mes propres tentations.
Trop tard, il me connait et j'ai mordu a son hameçon, entrainée dans le sillon de son tourbillon de vert, je ne peux que suivre ce fil qui me lacère les chairs. Je me rapproche de son soleil y laisse ma peau, retombe dans son lac de sang où se dilue le mien, mes chairs détaillées se perdent dans cet étrange mélange et mon squelette blanchi connait enfin la paix.
Suis je née, suis je morte, seul Lui peut le dire, le créateur de toute chose, celui qui tire les ficelles. Je repose là au sol. Immobile et vivante, immobile et debout, immobile et sans vie. Je repose là devant son œuvre et me demande si ma vie sera un jour la même... mais la même que quoi au fait ?
Texte de moi même !
Il m'a déposée avec lui sur le bord d'une ligne droite coupant son espace en deux. Me prenant par la main Il m'a menée le long de ses courbes agressives et lestes se coupant et recoupant. Avec ses rouges qui me transpercent, ses mélanges carmins aux couleurs de mon sang, ses convexes et concaves qui remontent à mon cœur, qui l'emballent et m'essoufflent, Il m'a laissée pantelante dans un coin. Le silence régnant autour de moi, effrayant et glacial aurait pu être un sanctuaire... mais au dessus de moi le pourpre se teinte de l'humeur du créateur et durant un moment j'espère qu'Il ne peut pas me haïr à ce point et que ce n'est qu'une passade de son humeur. Mais je me rends compte que je ne sais plus ce que veux dire espérer, que ce concept est pour moi une bulle vide.
Il m'a prise par la main avec ses bleus, m'a montré qu'il pouvait aussi être doux, il a apaisé mes blessures, a calmé mon cœur, les bleus se sont mélangés dans mon regard, baignant mon cristallin d'une illusoire paix. Il m'a bercée dans ses ondulations longues et fugaces, rythmant notre relation soudain maternelle. De loin en loin la fugitive vision de ses rappels rubiconds me mettait mal à l'aise, mais il a su alléger mon cœur au bord d'un lac bleu nuit. Mes yeux se perdant aux limites de Son monde, j'observais ces formes informes, cet indescriptible amas de bleus, cachant sous sa couverture d'orage trop de nuances pour que je puisse les appréhender rendant mouvante cette mer de la tranquillité.
Il m'a surprise d'une violente lame jaune sortant de son océan de nuit, me bousculant et mettant à mal mon précaire équilibre, et mon calme retrouvé de peu. Il m'a repris ce qu'il venait de me donner d'une légère tension du poignet, m'a poussée au bord d'un soleil brûlant qui ne me réchauffait pas. Ma peau pourtant souffrait et me semblait craquelée de chaleur. Il m'a amenée si haut que mon cœur a cédé à la pression. Un soleil froid, quelle incongruité. Il m'envahit. J'aimerais garder au cœur de ma prunelle un souvenir de bleu, mais cet ocre ravageur ne me laisse aucun espoir. Si le ciel doit avoir une fin alors je la connais, je l'ai touchée du bout des doigts, avant de retomber.
Jetée à terre par tant de violence, je me suis refermée sur moi-même, essayant de laisser la douleur me traverser sans la ressentir, atteindre ce point de lâcher prise qui me protègera de mes propres sensations, de mes propres tentations.
Trop tard, il me connait et j'ai mordu a son hameçon, entrainée dans le sillon de son tourbillon de vert, je ne peux que suivre ce fil qui me lacère les chairs. Je me rapproche de son soleil y laisse ma peau, retombe dans son lac de sang où se dilue le mien, mes chairs détaillées se perdent dans cet étrange mélange et mon squelette blanchi connait enfin la paix.
Suis je née, suis je morte, seul Lui peut le dire, le créateur de toute chose, celui qui tire les ficelles. Je repose là au sol. Immobile et vivante, immobile et debout, immobile et sans vie. Je repose là devant son œuvre et me demande si ma vie sera un jour la même... mais la même que quoi au fait ?
Texte de moi même !
23 février 2009
Je ne devrais pas écouter certaines chansons...
J'ai mis Michel Sardou tout à l'heure et j'ai pris mes enfants dans les bras (oui ça commence à faire lourd, presque 20 kilos :D mais la question n'est pas là ;) et j'ai écouté un cd que je n'avais pas mis depuis longtemps.
Le grand réveil:
Une nuit ses yeux se sont ouverts
Un instant l'orage est passé
Il a saisi dans un clair
Une femme assise à ses côtés
Une nuit ses yeux se sont ouverts
Une bougie dans l'obscurité
Il a su qu'elle était sa mère
Les abeilles ont recommencé
Je sais
Je sens
Que dans son néant il comprend
Tout ce qui résiste en ce monde
Est vivant
De l'amour d'une mère qui ne saura jamais que son fils a su... de l'amour d'un mère qui sait que son fils est vivant.
Chanter quand même
Un fils qui aurait dû grandir
Qui était plein d'éclats de rire
Et de promesses à tenir
Chanter quand même
Mais au carrefour d'un matin sale
Sur une route nationale
Ce n'est qu'un fait divers banal
Chanter quand même
De la nécessité d'aller de l'avant, de la nécessité de vivre.
Et une réflexion qui fait mal, j'ai perdu un père mais ce jour là une mère a perdu son fils.
Le grand réveil:
Une nuit ses yeux se sont ouverts
Un instant l'orage est passé
Il a saisi dans un clair
Une femme assise à ses côtés
Une nuit ses yeux se sont ouverts
Une bougie dans l'obscurité
Il a su qu'elle était sa mère
Les abeilles ont recommencé
Je sais
Je sens
Que dans son néant il comprend
Tout ce qui résiste en ce monde
Est vivant
De l'amour d'une mère qui ne saura jamais que son fils a su... de l'amour d'un mère qui sait que son fils est vivant.
Chanter quand même
Un fils qui aurait dû grandir
Qui était plein d'éclats de rire
Et de promesses à tenir
Chanter quand même
Mais au carrefour d'un matin sale
Sur une route nationale
Ce n'est qu'un fait divers banal
Chanter quand même
De la nécessité d'aller de l'avant, de la nécessité de vivre.
Et une réflexion qui fait mal, j'ai perdu un père mais ce jour là une mère a perdu son fils.
20 février 2009
Petite réflexion sur ma journée (foulard/islam/coiffeur inside)....
Ce matin la coiffeuse qui m'a coiffé (comme c'est original) portait un voile.
Ce matin donc c'est la première fois que je me faisais coiffer par quelqu'un dont je ne pouvais pas voir les cheveux, ce qui est assez symbolique pour un coiffeur.
Ce matin me faisant coiffer, je n'ai pas arrêter de trouver ça bizarre... sans réussir à comprendre pourquoi... (Elle pourrait enlever son voile quand même pour bosser, oui mais en même temps elle a la liberté du culte, oui mais bon, je suis chez le coiffeur et je vois pas ses cheveux..).
Ce soir mon mari est rentré à la maison et m'a dit: j'aime bien ta nouvelle coupe !
Vous ne connaissez pas mon mari mais de sa part c'est particulièrement
Quand je retournerais chez le coiffeur, je redemanderais la coiffeuse voilée. Et j'arrêterais de me poser des questions sur voile ou pas
4 février 2009
Il en est pour l'amitié comme pour les marées....
... elles passent !
J'appelle, je donne des nouvelles (uniquement par mail par contre), j'invite, je me déplace...
Puis un jour j'arrête de donner des nouvelles, j'arrête de me déplacer, et je ne fais plus qu'écouter les promesses... mais moi les fausses promesses ça finit par me lasser ... comme dirait un chanteur qu'il n'est pas moderne de connaitre "Les marées lassent le coeur des hommes" (je vous laisse deviner de qui je parle :D).
Bref, l'amitié passe, même celle qu'on pensait sincère. Un dernier texto en réponse... et c'est finit.
J'appelle, je donne des nouvelles (uniquement par mail par contre), j'invite, je me déplace...
Puis un jour j'arrête de donner des nouvelles, j'arrête de me déplacer, et je ne fais plus qu'écouter les promesses... mais moi les fausses promesses ça finit par me lasser ... comme dirait un chanteur qu'il n'est pas moderne de connaitre "Les marées lassent le coeur des hommes" (je vous laisse deviner de qui je parle :D).
Bref, l'amitié passe, même celle qu'on pensait sincère. Un dernier texto en réponse... et c'est finit.
3 février 2009
Il faut que j'en parle : Le blog de Jaddo !
Pourquoi ce besoin ?
Pourquoi si fort ?
Car tout dans ce blog me parle.
Son humour, sa profondeur, sa légèreté !
Elle écrit comme j'aimerais savoir aimer.
Elle vous parle de la médecine, des médecins, des clients, de M. Farid et elle le fait par petite touche ... qui touchent.
Alors allez y !
Puisqu'on est dans le médical, un autre lien , je ne sais pas le définir mais ce texte au second degrés me touche aussi beaucoup. Beaucoup de cynisme pour cacher beaucoup de douleur, mais pas de pesanteur pour le lecteur. Peut être un des rares textes que j'ai pu lire qui fait rentrer de plein fouet dans le monde de la maladie... avec beaucoup de pudeur.
MAJ du 12 avril: je suis trés touchée que ces 2 grandes dames soient venues réagir à mon billet, merci ;)
Pourquoi si fort ?
Car tout dans ce blog me parle.
Son humour, sa profondeur, sa légèreté !
Elle écrit comme j'aimerais savoir aimer.
Elle vous parle de la médecine, des médecins, des clients, de M. Farid et elle le fait par petite touche ... qui touchent.
Alors allez y !
Puisqu'on est dans le médical, un autre lien , je ne sais pas le définir mais ce texte au second degrés me touche aussi beaucoup. Beaucoup de cynisme pour cacher beaucoup de douleur, mais pas de pesanteur pour le lecteur. Peut être un des rares textes que j'ai pu lire qui fait rentrer de plein fouet dans le monde de la maladie... avec beaucoup de pudeur.
MAJ du 12 avril: je suis trés touchée que ces 2 grandes dames soient venues réagir à mon billet, merci ;)
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