29 juillet 2010

Concours de je t'aime entre mes deux enfants !!!

Comme ma fille veut faire comme mon fils et que mon fils est venu me faire un calin avec un bisou...
Ma fille est venu me faire un calin avec un bisou.

Comme mon fils veut prouver qu'il est plus grand que sa soeur...
Il est venu me refaire un calin avec un bisou en disant je t'aime.

Comme ma fille veut faire comme son frère...
Elle est venu me faire un calin, un bisou et me dire 'teeeemmme" (ba oui c'est la première fois qu'elle le dit).

Comme mon fils veut...

Au secours j'ai deux enfants qui m'escaladent, je vais périr noyééééééééééééée sous les calins, bisous et teeeeeme.

Bref je trouvais ça trop mignon même si c'est un peu envahissant ;)

26 juin 2010

Va falloir que je pense à sortir mon fils (4 ans ) moi :D

Hier on a été en ville (51.000 habitants quand même ) avec les enfants et on a fait un tour d'une heure.

Il a découvert les distributeurs de liquide, les boutons piétons sur les feux rouges, les grilles en fer devant les boutiques, les marchés couverts et fermés, les voitures qui klaxonnent (bon hier il y avait des circonstances pour klaxonner), les pigeons sur le trottoir...

J'vais peut être penser à le sortir plus souvent moi :D

13 avril 2010

Nous n'étions pas d'ici, nous savions déjà que nous n'y resterions pas...

Nous étions là, suivant nos parents, attendant leur décision, pour savoir si ce lieu serait le notre une ou deux ou peut être trois années.

Nous n'étions pas de là, nous étions d'ailleurs, ça nous donnait une vie différente. Nous en avions conscience.

Nous n'étions pas même arrivé que nous savions déjà que nous repartirions, que nous n'avions aucun pouvoir sur cette décision.

Nous étions de nul part, car pour beaucoup nous n'avions vécu que d'autres pays... mais pas le notre.

Le notre était ce celui ou nous vivions ? Ou celui des fêtes de noël et des grandes vacances ?

Nos amis ? Qui étaient il ? Venaient il d'ici ? De là ? De notre pays ? D'un autre pays ?

Nous étions hors du monde, car quand nous sommes rentrées c'était comme si ces années n'avaient pas existé pour les autres... Si pour nous elle étaient blessures car abandon, pour les autres elles étaient bonheurs car retour.

En parler ? A qui ? C'était une autre vie, une vie difficile à raconter.

Je pensais être la seule à me dire ça... Je me rends compte que c'est faux... Quelques mots échangés sur FB, la gorge qui se sert, les mots qui sortent en amas épais, besoin de dire enfin. Sensation de délivrance. Compréhension totale et complète, même mots de l'autre coté du clavier.

Je ne suis pas seule, je ne suis plus seule, je n'ai jamais été seule à ressentir ça. Mais sans ces autres qui ont vécu cette même vie ailleurs, je ne le savais pas.

Nous n'étions pas de la bas, mais la bas est un peu en nous.

15 février 2010

L'autre jour ma fille s'est réveillé en pleine nuit...

...je suis allée la chercher, je l'ai prise dans mes bras. Au lieu de se lover dans sa position de tétouilleuse préférée, elle m'a prise dans ses bras et a mis son nez dans mon cou.

Je me suis assise dans le grand fauteuil qui est dans sa chambre et alors qu'elle se rendormait tranquillement, je lui ai raconté son grand père, je lui ai dit que j'aurais aimé qu'il la connaisse, que j'aurais aimé, moi mieux le connaitre, que j'espérais que je saurais lui raconter avec les bons mots celui qui m'a tant manqué.

Je l'entendais respirer dans mon cou, au rythme de mes paroles.

J'ai eu quelques larmes, me suis senties rassérénée et je l'ai senti sombrer dans le sommeil.

Je l'ai recouché dans son lit et l'ai regardé dormir quelques instants...

Ma fille...

9 décembre 2009

Dans le bureau de ma mère il y a ...

...un meuble, avec des tiroirs.

Dans le deuxième tiroir en partant du bas il y a une enveloppe craft au format A4. Un peu usée sur les bords mais encore craquante.

Dans cette enveloppe on y trouve un passeport qui n'est plus valable depuis longtemps, toutes les pages sauf 2 sont pleines. Le dernier visa est un visa pour la Malaisie.

Dans cette enveloppe on y trouve un portefeuille en cuir marron de marque Cartier. Quelques cartes de visites avec une photo au nom de son propriétaire. Quelques cartes de visite récoltées au gré des gens rencontrés. Deux cartes de payement, mastercard et visa, quelques cartes militaires aussi. On y trouve aussi des tickets bancaires, effacés depuis longtemps.

Dans cette enveloppe, on y trouve aussi une montre de marque Citizen, dont le verre est cassé. Une montre en or peut être. Une montre à aiguille. Une des aiguilles n'est plus fixée, impossible de savoir à quelle heure la montre s'est arrêtée.

Dans cette enveloppe on y trouve une alliance, une alliance en mauvais or, une alliance fait de métal tressé, qui vient d'Afrique. Une alliance déformée.

Dans cette enveloppe, on y trouve des lettres envoyés par des amis, des cartes de correspondance signées par des généraux, des cartes signées par des enfants, tous ces bouts de papiers n'ont qu'un seul point commun, ils portent tous ces mêmes mots: toutes mes condoléances.

Dans cette enveloppe se trouve un registre de condoléances.

Cette enveloppe je l'ai ouverte bien des fois. Profitant que ma mère soit au travail, l'ouvrant comme on ouvre un coffre secret, délicatement, avec attention, j'ai ouvert le portefeuille, lu et relus les cartes de visite, appris par coeur les différents pays dont les visas ornent les pages du passeport. J'ai lu les cartes, j'ai lu les noms de ceux qui avaient signé, à la recherche d'un souvenir. J'ai regardé la montre, je l'ai soupesée, me disant qu'il fallait être un homme fort pour porter ce genre de montre. J'ai pris l'alliance en main, j'en ai appris les formes, gardant en mémoire pour toujours cette image et refusant de me représenter comment le doigt qui l'avait porté avait souffert pour que l'alliance soit déformée à ce point.

Cette enveloppe je l'ai remise à chaque fois dans ce tiroir dans la même position que celle ou je l'avais trouvé. Pour ne pas que ma mère découvre ce que j'avais fait.

Et à chaque fois, j'étais heureuse de l'avoir ouverte, heureuse d'avoir passé quelques instants avec mon père.

J'ai 33 ans maintenant, et cette enveloppe reste l'un des souvenirs les plus fort que je n'aurais jamais de mon père.

Un jour je la mettrais dans un tiroir de mon bureau.

9 octobre 2009

Merci ...

Ho oui, merci !

Merci à toi Virginie, pour ces souvenirs... ils étaient la clé de voute de mes manques, ils m'ont permis d'ouvrir une porte vers une réflexion qui, je pense, sera douloureuse et épuisante, ils seront la clé d'autres choses...

Merci à toi aussi Kyra pour me pousser aux fesses.

Promis je vais progresser !

Un jour je ne serais plus en colère !